Situation Humanitaire
Situation humanitaire
Mission Vanni est un projet humanitaire lancé par la diaspora tamoule d’Europe, en particulier par la communauté tamoule de France, en direction du Nord-est du Sri Lanka.
C’est dans un contexte de crise humanitaire sans-précédent dans le Vanni que l’idée d’adresser un convoi humanitaire par voie maritime, à la population déplacée a émergé dans leur esprit. Les Tamouls se sont alors retrouvés dans une volonté commune d’apporter un soutien moral à leurs familles et ce, d’autant plus que les ONG internationales ont été expulsés en septembre 2008.
Certaines ONG, dont Action Contre la Faim, ont préféré plier bagages face aux circonstances atténuantes. Le massacre des humanitaires n’est pas un fait rare. 17 travailleurs humanitaires d’ACF ont été exécutés d’une balle dans la tête en 2006 par les forces armées sri lankaises. L’enquête est toujours en cours, cependant la culpabilité du gouvernement dans ce massacre a été objectivée par des rapports officiels et le documentaire d’Anne Poiret « un crime contre l’humanitaire »-Prix Albert Londres 2007.
Depuis un an, sous prétexte de vouloir écraser les résistants tamouls, le gouvernement sri lankais mène une guerre violente contre la population civile, comme le dénonce Human Rights Watch, organisation américaine de défense des Droits de l’Homme, dans son communiqué en avril 2009. Un blocus interne a été imposé pour priver la population de toute aide humanitaire : l’interdiction pour « raisons d’insécurité », de l’accès aux ONG et aux différents médiateurs dans la zone de sureté et l’entrave à l’acheminement de la totalité de nourritures et de médicaments. Seuls 20% des besoins alimentaires de base ont été adressés à la population déplacée durant le mois de mars ; 69.91% des enfants souffrent de malnutrition et sont en-dessous de leur poids de base. Depuis le début de l’année 2009, plus d’une centaine de civils sont morts de famine. .
Les pressions exercées par les autorités sri lankaises ont bloqué l’assistance humanitaire apportée par l’ONG locale, TRO – Organisation de Réhabilitation Tamoule. Le CICR, l’une des dernières organisations internationales sur le terrain, rencontre d’énormes difficultés dans l’évacuation des blessés et l’approvisionnement alimentaire.
Cette situation chaotique a encouragé les Tamouls expatriés à réagir et à mettre en place un projet humanitaire. Ainsi, la Communauté Tamoule installée dans les différents pays de par le monde (France, Royaume-Uni, Allemagne, Canada, Norvège, Italie, Suède, Danemark, Finlande, Belgique, Suisse, Pays-Bas, Australie, Nouvelle-Zélande, Malaisie et États-Unis) s’est allié dans une volonté commune de contribuer à l’élaboration de cette mission.
